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Des chercheurs mettent en lumière la collaboration entre des gènes dans la formation des racines dentaires

Une étude récente a examiné comment deux gènes travaillent ensemble pour réguler le développement de la racine des dents. (Image : Warawan/Adobe Stock)

CHENGDU, Chine : Le développement des racines dentaires dépend de voies de communication cellulaire précises. Des chercheurs chinois ont montré comment deux gènes, Gli2 et Gli3, travaillent ensemble lors du développement des racines, contribuant à expliquer comment ces voies régulent la croissance et la différenciation des cellules formant les racines. En utilisant des modèles murins et la bioinformatique, l’équipe a constaté que ces gènes jouent des rôles qui se chevauchent et que leur perturbation peut entraîner des défauts importants des racines. Ces résultats pourraient orienter de futures approches régénératives pour les racines dentaires endommagées.

Au cours du développement craniofacial, les cellules de la crête neurale crânienne donnent naissance au mésenchyme dentaire, et des voies de signalisation du développement guident la prolifération et la différenciation de ces cellules lors de la formation des racines. Les gènes Gli2 et Gli3 sont impliqués dans l’une de ces voies, mais leur interaction précise durant le développement des racines restait jusqu’à présent mal comprise.

Le co-auteur, le Dr Xianglong Han, professeur clinicien au Centre national de recherche clinique sur les maladies bucco-dentaires du West China Hospital of Stomatology de l’université du Sichuan, a expliqué dans un communiqué de presse que l’équipe a examiné les rôles distincts et combinés de Gli2 et Gli3 dans le développement des racines en inactivant sélectivement l’un ou les deux gènes dans les cellules progénitrices des racines. Ils ont constaté que l’inactivation de Gli2 seule avait peu d’effet, tandis que l’inactivation de Gli3 entraînait des racines raccourcies, une formation réduite de l’os alvéolaire et un retard d’éruption.

Lorsque les deux gènes étaient inactivés, des défauts sévères des racines apparaissaient, et la longueur des racines était réduite de près de moitié par rapport aux témoins. Les résultats suggéraient que Gli2 et Gli3 agissaient conjointement pour réguler le développement des racines. En l’absence de ces gènes, les cellules progénitrices du mésenchyme dentaire montraient une prolifération réduite et ne parvenaient pas à se différencier correctement en odontoblastes, cellules du ligament parodontal ou ostéoblastes.

L’équipe a constaté également que la perturbation des deux gènes affectait la voie du facteur de croissance transformant bêta, impliquée dans la différenciation cellulaire et la formation des tissus. Lorsque les chercheurs activaient cette voie chez la souris, la longueur des racines, la formation de l’os alvéolaire et la différenciation cellulaire étaient partiellement restaurées. L’auteur principal, le Pr Junjun Jing, chercheur au Centre national de recherche clinique sur les maladies bucco-dentaires, a indiqué que l’identification de ce lien entre les voies de communication cellulaire pouvait ouvrir de nouvelles perspectives pour la conception de thérapies ciblées en dentisterie régénérative et en médecine craniofaciale.

L’étude, intitulée « Gli2 and Gli3 synergistically mediate HH-TGF-β crosstalk in mesenchymal progenitor cells to orchestrate tooth root morphogenesis » a été publié en ligne le 12 mars 2026 dans l’International Journal of Oral Science.

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